Advancing racial justice in Canada’s criminal justice system.
The Viola Desmond Justice Institute strengthens access to Impact of Race and Culture Assessments, builds practitioner capacity, advances public education, and advocates for systemic change addressing anti-Black racism in the justice system.

Qu’est-ce qu’une EIOEC/EIRC?
Comprendre le parcours d’une personne pour éclairer les décisions du tribunal.
Évaluations de l’incidence de l’origine ethnique et culturelle (EIOEC) / Évaluations de l’incidence de la race et de la culture (EIRC)
Une EIOEC/EIRC est une évaluation clinique, médico-légale et biopsychosociale complète. Elle est préparée par un clinicien titulaire d’une maîtrise ou d’un doctorat, membre d’un ordre professionnel dans une discipline clinique, ayant suivi une formation spécialisée et obtenu la microcertification de l’Université Dalhousie en évaluation EIOEC/EIRC. L’évaluateur peut être reconnu comme expert par les tribunaux.
Les EIOEC/EIRC renseignent le tribunal sur la santé mentale, le parcours de vie, les relations familiales et communautaires ainsi que les besoins de réadaptation et de soutien d’une personne. Elles analysent également ses expériences de racisme, de discrimination et de marginalisation. Cet éclairage permet de mieux comprendre sa situation et de rendre, notamment lors de la détermination de la peine, une décision individualisée, éclairée et conforme aux exigences du Code criminel.
Une EIOEC/EIRC ne justifie pas une infraction et ne garantit pas une peine moins sévère. La décision finale appartient au tribunal.
En savoir plus sur les EIOEC/EIRCQuelle est l’origine des EIOEC/EIRC?
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Les EIOEC/EIRC ont été élaborées par Robert Wright en 2012, en Nouvelle-Écosse, pour lutter contre le racisme anti-Noirs dans le système juridique pénal.
Elles ont été utilisées lors de la détermination de la peine, devant les commissions d’examen constituées en vertu du Code criminel et devant la Commission des libérations conditionnelles du Canada.
Formation et accréditation des évaluateurs
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Les cliniciens titulaires d’une maîtrise ou d’un doctorat peuvent devenir évaluateurs d’EIOEC/EIRC après avoir réussi la formation menant à la microcertification de l’Université Dalhousie en évaluation EIOEC/EIRC, offerte par l’IJVD ou l’ANSJI. Cette formation est conçue et dispensée par des évaluateurs d’EIOEC/EIRC comptant parmi les plus expérimentés au Canada.
Les EIOEC/EIRC sont rédigées par des professionnels de la santé mentale titulaires d’un diplôme de cycles supérieurs et autorisés à exercer dans leur discipline. Ces cliniciens suivent une formation spécialisée et obtiennent une microcertification à l’issue de leur formation.
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Qu’est-ce qu’une EIOEC/EIRC?
Une EIOEC/EIRC est une évaluation clinique, médico-légale et biopsychosociale complète. Elle est préparée par un clinicien titulaire d’une maîtrise ou d’un doctorat, membre d’un ordre professionnel dans une discipline clinique, ayant suivi une formation spécialisée et obtenu la microcertification de l’Université Dalhousie en évaluation EIOEC/EIRC. L’évaluateur peut être reconnu comme expert par les tribunaux.
En quoi les EIOEC/EIRC diffèrent-elles des rapports présentenciels bonifiés?
Un rapport présentenciel peut traiter des traumatismes vécus, des ressources disponibles, du réseau social et de l’état psychologique d’une personne afin d’éclairer le tribunal sur son parcours et ses perspectives de réadaptation. Il ne rend toutefois pas toujours compte de l’incidence des facteurs systémiques sur les personnes et les communautés.
Les rapports présentenciels bonifiés et les EIOEC/EIRC abordent certains éléments communs, mais leur nature diffère. Les premiers peuvent examiner le contexte culturel d’une personne; les EIOEC/EIRC constituent des évaluations cliniques et médico-légales réalisées par un expert.
R. c. Morris, 2021 ONCA 680 est une décision d’appel dans laquelle un rapport présentenciel bonifié a été utilisé.
Qui peut rédiger une EIOEC/EIRC?
Les EIOEC/EIRC sont rédigées par des professionnels de la santé mentale titulaires d’un diplôme de cycles supérieurs et autorisés à exercer dans leur discipline. Ces cliniciens suivent une formation spécialisée et obtiennent une microcertification à l’issue de leur formation.
Les évaluateurs doivent avoir obtenu une microcertification ou bénéficié du mentorat de spécialistes des EIOEC/EIRC reconnus comme experts par un tribunal. Cette exigence relève des pratiques professionnelles exemplaires et tient compte des critères canadiens d’admissibilité et d’appréciation de la preuve d’expert, notamment ceux de l’arrêt R. c. Mohan.
Lorsqu’un évaluateur est appelé à témoigner à titre d’expert, l’admissibilité de son témoignage est examinée à la lumière des quatre critères de l’arrêt Mohan : la pertinence, la nécessité, l’absence de règle d’exclusion et la qualification suffisante de l’expert.
Les EIOEC/EIRC entraînent-elles une « réduction » de peine?
Non. Les EIOEC/EIRC n’excusent pas les infractions et ne garantissent pas une peine moins sévère.
Elles fournissent au tribunal une analyse approfondie et individualisée des antécédents et de la situation de la personne accusée.
Les principes de détermination de la peine du Code criminel (art. 718) exigent que les juges individualisent chaque peine en tenant compte de la dénonciation, de la dissuasion, de la réadaptation, de la proportionnalité et de l’harmonisation des peines.
Les EIOEC/EIRC apportent à cette analyse un éclairage sur le contexte social et racial qui est souvent absent des rapports présentenciels traditionnels.
Rectifier les idées reçues
Certaines informations erronées présentent les EIOEC/EIRC comme un moyen de « réduire » ou d’« alléger » une peine au Canada.
Cette affirmation est juridiquement et factuellement erronée. Elle repose sur une incompréhension du régime canadien de détermination de la peine. Sa diffusion a alimenté le racisme anti-Noirs, la haine et l’hostilité envers les communautés noires, les personnes qui défendent leurs droits et la magistrature.
En première instance, le tribunal détermine la peine appropriée à partir de l’ensemble de la preuve et des principes de droit applicables. Une peine déjà imposée ne peut être réduite qu’en appel, en raison d’une erreur de droit ou de son caractère manifestement non indiqué. Présenter une EIOEC/EIRC comme une « réduction » de peine confond donc deux démarches juridiques distinctes.
R. c. Jackson, 2018, au paragraphe [176], au sujet des EIOEC/EIRC :
« [Traduction] Il ne s’agit pas d’un rabais fondé sur la race. Il s’agit plutôt d’une peine indiquée lorsque toutes les circonstances, y compris les facteurs historiques et systémiques, sont prises en compte. C’est une peine juste qui reconnaît que chaque peine est individualisée selon des principes de droit bien établis. Elle tient également compte du problème ancien et pressant de l’incarcération disproportionnée des Afro-Canadiens. C’est une peine qui applique le mieux le principe de modération. »
Pourquoi les EIOEC/EIRC sont-elles nécessaires?
Les personnes noires, comme les personnes autochtones, sont surreprésentées dans les établissements carcéraux au Canada. Cette réalité ne traduit pas une plus grande « propension à la criminalité », une idée reçue ancrée dans le racisme anti-Noirs systémique. Les EIOEC/EIRC permettent de mieux documenter les effets de ce racisme et d’en éclairer la prise en compte par les tribunaux et les autres décideurs.
Les données du Service correctionnel du Canada indiquent que les personnes noires sous responsabilité fédérale présentent globalement des taux de récidive et de retour en détention inférieurs à ceux des autres groupes démographiques au pays : 85,8 % ne sont pas réadmises en détention fédérale dans les cinq ans suivant la fin de leur peine. Pourtant, le Bureau de l’enquêteur correctionnel a constaté qu’elles sont plus susceptibles d’être évaluées comme présentant un risque élevé et un potentiel de réinsertion moindre, malgré leurs taux inférieurs de récidive et de retour en détention.
Lors de sa mission au Canada en 2017, le Groupe de travail d’experts des Nations Unies sur les personnes d’ascendance africaine s’est inquiété de la surreprésentation des personnes noires dans le système juridique pénal canadien. Il a relevé un lien possible avec des biais raciaux à différentes étapes, du profilage racial et du pouvoir discrétionnaire des procureurs à la détention avant procès et à la détermination de la peine.
Les tribunaux canadiens ont reconnu à plusieurs reprises l’existence du racisme anti-Noirs. Les recherches et les enquêtes publiques ont documenté des pratiques de profilage racial, la discrimination dans les soins de santé, l’emploi et le logement, l’inégalité d’accès aux possibilités, la surveillance policière excessive et des décisions disproportionnées en matière de peine.
Ces constats montrent que le racisme anti-Noirs peut influer sur la perception et le traitement des personnes noires à chaque étape du système juridique pénal, parfois de manière peu visible. Une décision équitable et individualisée exige que le tribunal comprenne ces réalités systémiques et leur incidence possible sur la personne devant lui.
Comment les EIOEC/EIRC sont-elles financées?
Le gouvernement fédéral s’est engagé à financer l’accès aux EIOEC/EIRC partout au Canada.
Plusieurs provinces ont déjà conclu des ententes de financement pour rendre les EIOEC/EIRC accessibles.
Dans les provinces qui n’ont pas coordonné leur participation au programme fédéral, les EIOEC/EIRC demeurent sans financement provincial.
Combien coûte une EIOEC/EIRC?
Les honoraires varient d’une province ou d’un territoire à l’autre. Ces écarts créent des iniquités de rémunération et contribuent à sous-évaluer le travail des professionnels noirs, particulièrement celui des femmes noires.
L’IJVD défend une rémunération équitable et un tarif uniforme pour les EIOEC/EIRC dans l’ensemble du Canada.
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Mandate, Mission, Vision, & Values
The Viola Desmond Justice Institute (VDJI) is a bilingual B3 service delivery organization dedicated to fostering an equitable criminal justice system in Canada through addressing institutional anti-Black racism and promoting an understanding of the impact of race and culture. VDJI supports the provision, management, and evolution of Impact of Race and Culture Assessments (IRCAs) through the training and mentorship of IRCA Assessors, enhancing the quality and accessibility of IRCAs, and advocating against systemic anti-Black racism.
VDJI is dedicated to justice, education and racial and cultural competence in understanding systemic anti-Black racism. At VDJI, we seek to create meaningful impact and equitable justice for Black individuals involved with the law, with the objective of honouring Viola Desmond’s legacy and the values she stood for: a social and legal landscape free from racial discrimination and systemic barriers.
Viola Desmond
In 1946, Halifax businesswoman Viola Desmond confronted the racism that African Nova Scotians routinely faced when she refused to move from her seat in the “whites-only” section of the Roseland Theatre. For this, she was arrested, jailed overnight, and fined. Her unsuccessful appeal to the Supreme Court of Nova Scotia attracted national attention. It confirmed for African-Canadians that the law did not protect them and sparked their activism. Desmond’s resistance to racial discrimination was an important milestone in Canada’s human rights history and an inspiration for the civil rights movement in this country.